Pourquoi l'Entre 2 ?

L’association « L’entre-2 » émerge du constat qu’il n’existe pas en France d’association spécialisée pour les sortants de prison impliqués dans l’extrémisme violent (djihadisme, suprématisme blanc, mais aussi black blocs anarchistes, etc.), ni pour leurs enfants le cas échéant. Or « 90% des 1700 détenus pour terrorisme ou radicalisation devraient retrouver la liberté d’ici à 2025 ».

 

Il n’y a pas de consensus sur l’état de la récidive des anciens extrémistes. Un rapport de l’Institut des relations internationales Egmont, à Bruxelles, estime que les politiques des états européens en cette matière sont « guidées par la peur plus que par la preuve ».

 

Les attentats commis par des « djihadistes domestiques » ont provoqué des psycho-traumatismes nationaux au sein des pays, surtout lorsque ces derniers avaient déjà été condamnés pour terrorisme auparavant. L’émotion a longtemps empêché la déconstruction de ce sujet.

 

L’Entre-2 propose de lutter contre la récidive en constituant un lieu de ressources, d’échanges, de débats, de retours d’expériences, de recherches et de documentation sur la lutte contre les discours de haine et des extrémismes violents.

 

L’Entre-2 souhaite croiser les regards et les expériences, en donnant la parole tant aux anciens extrémistes qu’aux chercheurs, aux proches et aux praticiens. 

L’Entre-2 est ouvert à toute personne souhaitant : 

  • se renseigner sur l’accompagnement d’un mineur/jeune majeur impacté par l’extrémisme, tant au niveau psychologique, social, que théologique

  • faire le point confidentiellement sur sa propre situation de sortie de radicalisation, exprimer ses doutes, trouver des informations, demander des conseils, etc.

  • participer à un groupe de paroles avec des pairs dans la même situation que lui (anciens extrémistes, conjoints, parents ou grands-parents)

  • participer à des recherches et des débats pour avancer sur ce sujet.